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1989 – 1993 : Drôle de dames

1989 (6è) : Changement d’horaire

Pour la première fois de leur histoire, les 24 heures de natation se sont déroulé du samedi 14h00 au dimanche 14h00.

Au chapitre des records, le groupe Abyss qui a totalisé 312.250 km, record encore d’actualité dans la catégorie « Groupe » : avis aux amateurs !

Nous ne disposons malheureusement pas de plus d’information sur cette édition. C’est donc l’occasion d’un appel à toutes les personnes voulant nous faire part de leur expérience, d’une anecdote, nous transmettre une photo ou un article de presse… N’hésitez pas, nous sommes preneurs !

1990 (7è) : 5 km l’an dernier, 36 km et record cette année !

C’est le véritable exploit réalisé par Carine Volet, jeune Lausannoise de 16 ans, qui s’entraîne régulièrement à Mon-Repos mais pas dans un club. Elle a plongé le samedi à 14h00 et en a terminé le dimanche peu après 13h à la grande surprise de M. Günther Mack ! « Cette jeune fille ne fait pas partie d’un club et sa technique est rudimentaire. (…) Je n’avais jamais vu quelqu’un rester aussi longtemps dans l’eau. » Et pour cause, à part une pause tous les 2,5 km, Carine enchaînait les longueurs à son rythme, mais presque sans baisse de motivation. Bien sûr, au petit matin c’était plus dur, mais les 28 km déjà effectués l’ont poussée à continuer afin de décrocher le record !

Courte_pause

24 heures, 8.10.1990

Dans le même couloir que Carine, le vainqueur chez les Messieurs qui, malgré un rythme deux fois plus rapide que Carine, n’a enregistré « que » 35 km. C’est bien là le principe des 24 heures de natation : une épreuve d’endurance où la capacité à durer et la force mentale sont plus importantes que le rythme de nage intrinsèque. C’est aussi la preuve que tout un chacun peut aller titiller ses limites et que chaque performance est admirable !

Presque deux tours d’horloge pour 36 km ; 24 heures, 8.10.1990

1991 (8è) : Après le mariage, les 24 heures de natation…

Plus d’excuse pour ne pas venir à Mon-Repos ! Suite à son mariage le samedi, Marc Montandon, triathlète suisse sur distance Ironman, sa compagne et leurs invités sont venus faire trempette dimanche matin sur le coup de 4h. Il faut dire que Marc avait prévu un triathlon le samedi matin avant la cérémonie, mais à cause des conditions météorologiques, celui-ci ne put avoir lieu. Il s’est donc marié, a fêté puis il a embarqué ses amis pour venir digérer en nageant aux 24 heures de natation !

Le Matin, 1.10.1991

Le Matin, 1.10.1991

Côté résultat, ou plutôt record (!), nouvelle marque chez les Dames avec la très grande performance de Françoise Constantin qui a tout simplement nagé un marathon : 42,200 km et nouveau record ! Les femmes se rapprochent gentiment de la marque masculine toujours fixée à 52 km et ce sont surtout elles qui viennent de marquer les deux dernières éditions.

Les noces de Marc ; Le Matin, 1.10.1991

1992 (9è) : « Il faut venir et s’amuser »

C’est le plaisir de la participation qui compte ! Pas de chronomètre, pas de compétition, tout simplement le plaisir de nager pour soi et de se faire plaisir. Et cela fonctionne puisqu’à nouveau un millier de personnes se sont baignées dans le bassin de Mon-Repos, pour le plus grand plaisir de Luis Aldaz, entraîneur du Lausanne Natation et chargé de placer les participants dans les différentes lignes. « Ce qui est sympathique, c’est le diplôme et la médaille, le souvenir qui reste, d’avoir participé » souligne-t-il. Effectivement, cela fonctionne, surtout auprès des jeunes qui sont tout heureux de revenir pour faire mieux que lors de la précédente édition.

24 heures, 6.10.1992

24 heures, 6.10.1992

Du côté des grands, Carine Volet, vainqueur en 1990 et dorénavant majeure, remporte à nouveau cette édition en ayant parcouru 25 km. Chez les Messieurs, victoire avec 22,2 km pour Maurice Schaer. Enfin, à noté que du côté des écoles, et c’est suffisamment rare pour être relevé, c’est le collège de Béthusy (54,5 km) qui a pris le meilleur sur le collège record des Bergières (44.2 km).

Les 24 heures de natation ont désormais trouvé leur place au sein de la vie lausannoise, rendez-vous en 1993 pour la 10ème édition !

Effervescence à Mon-Repos ; 24 heures, 6.10.1992

1993 (10è) : Comme un poisson dans l’eau…

ou comme des sardines en boîte, c’est selon ! Il est vrai que la piscine de Mon-Repos, ses 6 couloirs et 25m de long est occupée en permanence durant les 24 heures de natation. 1061 personnes sur le week-end, entourés d’une centaine de bénévoles pour les accueillir, compter les traversées, préparer et servir le ravitaillement, ou encore remettre diplômes et médailles, cela fait du monde. Et c’est dans cette ambiance bon enfant, que tout un chacun peut venir se laisser griser par cette sensation de glisse et de légèreté ressentie dans l’eau… C’est alors que la magie opère et que l’on double ou triple la distance habituellement réalisée ! Heureusement, le ravitaillement est offert après 2.5 et 5 km…

Ravitaillement

24 heures, 4.10.1993

Aux petites heures du matin, l’agitation retombe, le bassin a revêtu ses habits de nuits et de lumières, l’ambiance est magique… propice à la nage au long cours… on ne compte plus, les croix s’enchaînent sur les cartes de comptage, la fatigue est reléguée au second plan, bien remplacée par la fraicheur habituelle de Mon-Repos ! Et c’est au bout de la nuit qu’apparaît une troisième dame, après Carine Volet (1990 et 1992) et Françoise Constantin (1991), Amina Mahdad remporte cette édition en totalisant 30 km ! Le premier homme est Julien Baillod, 13 ans, et déjà 26,6 km… Son heure viendra !

Dans les autres catégories, notons le succès de la famille Michel-Bore avec 35,8 km et du collège du Bugnon avec 101,85 km.

Du côté des organisateurs, on se montrait satisfait de vivre la 10ème édition d’une manifestation partie sur une boutade et dont la première édition fut préparée en moins de 100 jours ! Après des débuts très animés, avec défilés de mode, show et disco, la manifestation s’est recentrée sur le plaisir de participer et de nager. D’après Günther Mack, les gens veulent avant tout nager et le reste leur importe peu, la manifestation leur offre donc la possibilité de se dépasser, et les records ne vont plus tarder à tomber…

L’ivresse des nageurs au long cours ; 24 heures, 4.10.1993